Permettez-moi de vous soumettre Intimate Landscape, un blogue consacré à mes chansons et à ma poésie. La personne à mes côtés, à la guitare, est un héros de guerre canadien, Patrick Lormand, représenté à 38 ans en 2026 par l’intelligence artificielle, comme s’il n’était pas décédé au tout début de la vingtaine alors qu’il servait comme soldat canadien en Afghanistan. Allow me to present Intimate Landscape, a blog dedicated to my songs and my poetry. The person by my side, playing the guitar, is a Canadian war hero, Patrick Lormand, portrayed at the age of 38 in 2026 through artificial intelligence, as if he had not passed away in his early twenties while serving as a Canadian soldier in Afghanistan.

samedi 25 juillet 2009

J'attends la nuit pour toucher la terre - I expect the night to touch the earth



J'attends la nuit pour toucher la terre
De la paume de ma main
Comme les sorcières de Mackbeth
Comme le dernier des hominidés
Avant l'Homo Sapiens

Le renard m'observe en silence
Par ce chemin de pénombre
Immobile

Puis, la terre
me touche en retour
A l'abri des regards
Sans qu'on puisse dire de moi :
Regardez ce fou toucher la terre
Observez comme la terre le touche

Lorsque je touche le sol
Les lombrics se creusent des tunnels
Jusqu'en Chine pour aboutir dans le limon
Sur les rives du Tsangpo

I expect the night to touch the earth
From the palm of my hand
Like the witches of Mackbeth
As the last of the hominid
Before Homo Sapiens

The fox is looking at me in silence
By this path of darkness
Still

Then the earth
toutch me back
Out of sight
So no one can tell me:
Watch this crazy man toutching the earth
Observe how the earth is toutching him

When I touch the ground
The worms are digging tunnels
Until China to reach the silt
On the banks of the Tsangpo



C'est ainsi que je peux fuir par les chemins du rêve
Aspiré par le réseau des tunnels humides
Jusqu'au bas fond de la Grande Rivière
Et parcourir les algues comme un noyé
Filer tout droit sans qu'on le sache
Vers le Tibet jusqu'au mont Kailash
En drainant creux vers les Himalayas

So I can escape through the paths of dreams
Drawn through the wet tunnels
Down the bottom of the Great River
And browse the algae as a drowned man
Going straight without being noticed
To the Mount Kailash in Tibet
Draining profoundly to the the Himalayas

Lorsque je me relève, je suis purifié
J'en ai pour preuve un cercle de lucioles
Montant la garde comme le disque sacré
Dans la main de Krisna
Retenant l'Univers

When I come back on my feet, I am purified
As a proof : I have a circle of fireflies
Guarding me as a sacred disc
In the hand of Krisna
Retaining the Universe

J'ai pour conque l'aboiement d'un chien au loin
Un chien de nuit oublié par son maître
Après avoir demandé la porte
Pour avoir ressenti ma translation dans la terre

I have as a conch, a dog barking in the distance
A night dog forgotten by his master
After the asking for the door
Because it had felt my translation inside the ground

Il urine trois fois au pourtour de son jardin en signe de respect
Puis il s'assied sous la lune
Et récite les mystères de mai que l'on scande jusqu'à la fin des grandes chaleurs
De la mi-août

The dog urinate three times around his garden as a sign of respect
Then he sits under the moon
And recites the mysteries of May we use to chant until the end of the summer heat
Until mid-August

Son jappement sec et ténébreux poursuis mes pas dans la mousse
Jusqu'à ce que je trouve la limace pour qu'elle prenne le relais

His dry and dark barking pursue my steps in the moss
Until I find the slug to take over

C'est une des âmes de la baie
This is one of the souls of the Bay

Elle impose le respect
Dans la battue et l'incantation des ouaouarons
Le long des joncs, à travers les quenouilles
A hauteur de nénuphar

Elle

It forces the respect
In the beaten and the incantation of the bullfrogs
Along the rods, through the cattails
At the water lilies level

She

A peine plus grande
Qu'une larve d'araignée
Lorsque se soulève
Le chant des grillons

Elle
Appelle tout l'univers sous sa coquille
Pour me permettre de battre en retraite
Par le sentier des ronces
Qui est un cimetière de roseraie

J'arrive en douce mon chien bien en laisse
Et me vautre sous l'oreiller
Jusqu'au premier chant des carouges
À l'aube nouvelle

Barely larger
Than the Larva of a spider
When is lifting
The singing of the crickets

She
Calls the whole universe in her shell
For me to retreat
By the path of thorns
Which is the cemetery of a rose garden

I reach my home smoothly with my dog well on a leash
And I am wallowing under the pillow
Until the first song of the blackbirds
Calls the next dawn

Pierre

vendredi 24 juillet 2009

Here Is The Peninsula



Here is the small muskrats island :



Don't Dream It's Over : Crowded House

La Presqu'île Résume Toute La Beauté Du Monde - The Peninsula Summarizes The Beauty of The World


La presqu'île résume toute la beauté du monde
Toutes les plantes inspirent le profond équilibre des choses
Chaque fleur des champs
Chaque corolle : un îlot de sagesse
Un point de silence dans la verdeur des feuillages

Un moment de candeur
Un arrêt total de la pensée
La présence silencieuse comme un reposoir
Le simple écart des choses entre la plénitude des impressions narratives
Et le gouffre paisible d'un néant confortable
Décantation

La pensée distillée goutte à goutte

La rencontre des nuages dans le bleu de l'azur et
la ligne d'horizon sur le plan d'eau

Chaque corolle est un lac de rosée
Un passage inexprimable
Entre les plans du réel
Comme d'immenses lames de cristal flottant dans l'air

Pierre

The Peninsula Summarizes The Beauty of The World
All the plants are inspiring the profound balance of the things
Each flower of the fields
Each corolla: an island of wisdom
A point of silence in the green foliage

A moment of candor
A total cessation of thought
The silent presence as a repository
The simple difference between the objects full narrative impressions
And the abyss of a peaceful comfortable nil
Decantation

Thought distilled drop by drop

The meeting of the clouds in the blue of the sky
and the horizon line on the water

Each corolla is a lake of dew
A passage inexpressible
Between the planes of reality
As huge waves of crystal floating in the air

Pierre

jeudi 23 juillet 2009

Je suis là - I'm Here




Je suis là

J'ai enfin trouvé ma part de rêves

Plus réel que jamais

Je suis vainqueur des vastes espaces
où je m'adonne sans cesse à revenir

Ressusciter : surgir à nouveau

J'appartiens à la presqu'île
J'en suis le passeur de songes

Le type distrait muni d'un appareil photo
Qui marche dans son âme et qui entre dans le site en se signant comme on pénètre dans un temple

Je suis le funambule qui évolue toutes paumes ouvertes en direction des arbres comme des antennes paraboliques aux extrémités digitalisées

Le type qui parle aux animaux, à son chien
Celui qui demande aux insectes ailés des souvenirs de tsunamis, des aventures de typhons de l'autre côté de la terre là ou se file la laine grise des ouragans et des cyclones

Je suis le maraudeur des carouges et des merles d'amérique : sans cesse à l'affut des aventures de la mésange qui dit avoir vu la carpe parler au turbot

Lorsque je regarde à l'est, à votre insu, je diminue la distance entre le Bic de la Gaspésie et l'archipel de Montréal de quelques centimètres à la fois : à peine un replis dans la terre comme on tire sur soi une couette de duvet par jour de grands froids.

Je trame en silence l'insurrection des petites fourmis brunes afin d'élargir l'entrée du nid pour y engranger quelques pommettes que j'ai subtilisées à l'écureuil noir qui vient d'échapper pour la deuxième fois à la vigilance du renard

Je n'appartiens à personne : j'appartiens aux fougères, à l'herbe à puces, au chiendent. J'appartiens aux dernières pousses des plantes du sous bois.

J'entretiens des disputes acerbes avec le chien errant qui urine sur le grand plantain et je pense le convaincre par le pouvoir de la pensée

J'ai les poches pleines de cailloux et parfois de brindilles : je n'ai jamais cessé d'avoir dix ans. Il faudrait dix paquets de dix années pour faire de moi un adulte.

Je ne connais aucun d'adulte mais toutes mes relations prétendent en être. J'attends la fin des guerres pour me prononcer sur le sujet.

Pierre

I'm here

I finally found my share of dreams

More real than ever

I won the vast spaces
at ease where I always return

Resurrecting: arise again

I belong to the peninsula
I am the facilitator of dreams

The man distracted with a camera
Who walks in his soul and enter in the site by accomplishing the ritual signs as one enters into a temple

I am the funambule who walks palms open toward the trees as if wearing satellite dishes with some digitalized ends

The guy who talks to animals, to his dog
The one who ask winged insects about their memories of tsunamis, their typhoons adventures on the other side of the earth where is knitted the gray wool of hurricanes and tornados

I am the Marauder of blackbirds and robins of America: constantly on the lookout for the adventures of the chickadee who reported seeing the carp talk the turbot

When I look to the east, without your knowledge, I secretly reduce the distance between the Bic of the Gaspesia and the Montreal archipelago, a few centimeters at the time : just one simple fold in the earth crust as one who pulls himself a duvet down by days of extreme cold.

I silently frame the insurgency of the small brown ants in order to widen the entrance to the nest to gain some cheekbones I've stolen ftom the black squirrel who had just escaped for a second time to the vigilance of the fox.

I do not belong to anyone: I belong to ferns, to grass, to chip in quackgrass. I belong to the last shoots of the plants of the underwoods.

I have a bitter dispute with the stray dog that urinated on the plantain and I feel that I will succeed to convinced him by the power my thoughts.

I have my pockets full of stones and twigs sometimes I have never ceased to be ten years old. It should take ten packets of ten years to make me an adult.

I do not know any adult but all my relationships are claiming to be. I await the end of wars to pronounce myself and to speak on the topic.

Pierre

J'ai des Atteintes du Temps - Time is Reaching Me

Photo : Pierre castonguay

J'ai des Atteintes du temps
Jusqu'à la moelle de l'os

Je scrute cette charpente friable
Et découvre des trésors

Les deuils de jadis sont sertis d'émeraudes
En filigrane des ivoires parcourus de fissures aux motifs fleuris

Lente végétation du temps sur la reptation des sols
Inclinaison
Sur le graphite pétrifié

L'oeil est un prisme d'où l'aisance
Éprise d'un sommeil dont elle sort à peine
Apprivoisée
Cueille la rosée des plantes des sou-bois
Au pourtour des paupières mi closes

L'oeil d'où se mirent les vitraux de Chartres
Et oscillent ceux de Cologne

L'oeil comme une incantation
De la force cachée de la lune

Voilà ce qui manquait à mon décor
Pour que tout s'éclaire à jamais
A partir des gouffres en des gestes verticaux
Dans l'éclatement
Des stalagmites sur les rêves anciens
En l'épousaille des arches d'un bouclier rocheux
Qui chantent les battements du sang
Sous la nappe phréatique

Sous les combles des antichambres
Des réseaux sous terrains
Qui suintent de parvis
Qui déboulent de salles
Qui déferlent de porches anciens
De portes cochères dans les étals
Des chevaux rubiconds

Comme des gallops pétrissant les étangs lacustres
Comme des rafales de vent qui font se pencher les herbes

Comme on révise un cheptal de mulets
Dans l'écho d'un concert de vieilles et de cornemuses
Annonçant étrangement, et a s'y méprendre
Un temps favorable

Par jour de pluie
Un temps aussi fécond qu'un crachin vous colle au visage
Un temps à faire des gerçures dans la terre
Un temps pour des récoltes de rêves
Alors qu'on attendait plus le temps

Like gallops kneading ponds lake
As wind gusts which bends the grass

As we are reviewing a herd of mules
In an echo of an old concert and bagpipes and medieval violas
Announcing strangely and be mistaken
A favorable time

Pierre


Time is Reaching Me
Inside the bone marrow

I scan this friable structure
And discover the treasures

The grief of the past are embedded emeralds
Filigree ivory traveled to crack floral motifs

Slow time vegetation on soil creep
Inclination
Petrified on graphite

The eye is a prism where the ease
Loving a sleep from which it has just emerged
Tamed
Collect the underwoods' plants dew
In the periphery of the eyelids half closed

The eye from which are mirrored the windows of Chartres
And oscillating those from Cologne

The eye as an incantation
From the hidden force of the moon

That's what was missing in my decor, my scenery
For the illumanating of everything forever
From the potholes in vertical movements
In the break
Stalagmites on the shore of old dreams
In the weddings arches of a rock shield
Who sing the beats of blood
Below the water table

Under the attic of antechambers
Networks under ground
Who transpire of squares
Who tumble Halls
Who swept porches of old
Door entrances in the stalls
Of rubicund horses

As we revise a herd of mules
In the echo of an old bagpipes and medieval violas concert
Announcing strangely and at the risk of being mistaken
A favorable time

Per day of rain
A fruitful time as a drizzle glue to the face
A time to make cracks in the ground
A time for harvest of dreams
While we weren't awaiting anymore time

Pierre

Des Peuples Entiers - Entire Peoples



Des peuples entiers
Fécondent cette enfance commune

Or j'ai à dire cela
Et plus encore

Car me voici parmi ceux
Qui voient dès l'aube

Et qui ne cessent d'exister
Lorsque la nuit descend sur la vallée

De ceux que le soleil
A marqué d'une incision d'or

Pierre

Entire peoples
Pollinate this common childhood

But I have to say this
And more

Because here I am among those
Who see the dawn

And who can't cease to exist
When night descends on the valley

Those that the sun
Scored an incision gold

Pierre
Photo : Pierre Castonguay

Le Peuple Brandit Des Icônes - People are Waving Some Icons



Le Peuple brandit des icônes
Façonnées des rites séculaires
à chaque ethnie sa substance de rêve
Dans la subtilités des parlures
Dans la candeur votives des mots équarquillés
Comme le levain des tourbières et des monts
Comme le spectre de Chypre accablé d'étoffes
Embourbé de mousse de sphaigne dans sa dentelle
Réclamant droit d'usage et de parole

People are waving some icons
Made and shaped from secular rituals
Each ethnic group its substance of dream
In the subtleties of expressions
In the candid votive substance of wide open words
Like the leaven of the bogs and mountains
As the specter of Cyprus overwhelmed in fabrics
Stuck in the sphagnum moss in lace
Claiming the right to use and speech

On dresse ainsi pour chaque chapelle exprimable
Des murailles de laque parsemées d'encens
D'où surgit comme une aubade fanée de ronces
Le clair éclat du rire de l'enfance
Qui tranche comme le sillon turquoise
De la première ligne phosphorescente de l'aube
Dans le ciel de nuit sur la baie

So we stand and erect for each expressible chapel
Walls of lacquer sprinkled with incense
Hence arises a wilted aubade of cane
The radiance of the clear laughter of chilhood
Which sclices as a turquoise furrow
From the first phosphorescent line of dawn
In the night sky over the bay

Puis, ce déferlement des banderoles aux long des plateaux des estuaires
Parcourus par le vol du héron comme un chamane, rectiligne
Qui gonfle le manteau de l'air humide perlé de nuit

Then the banners to wave along the shelves of estuaries
Traveled by the flight of the heron as a shaman, straight, in line
Inflating the mantle of the moist air beaded of night

Chaque arbre s'afflige de la quinconce des moissons à venir
Comme à chaque pointe d'une étoile
Une vestale en office de veille se prononce
Sur l'opulence des perles flottantes acceuillies comme
Un vent nouveau sur le limon des coeurs
Comme si l'on ait pu faire
Cligner le cil de la momie après les derniers rites
Comme si Antinoüs serait sorti indemne des hauts fonds
Après s'être jeté du haut de la falaise

Each tree afflicted by the staggered harvest coming
As standing on each edge of a star
A vestal watch in office and express herself
On the opulence of pearls floating welcomed as
A new wind on the mud of the hearts
As if we could have produce
The blinking of the cilia of the mummy after the last rites
As if Antinous went out free from the shoals
After being thrown from the top of the cliff

Attentives à cet appel de vie
Les digues de la raison se taisent
Et cet ailleurs captif de l'or solaire
Nous rappelle à l'ordre
À l'observance stricte de la descente oculaire
Dans la blancheur opalescente de la conjonctive
Tout autour de l'iris
Sur la corolle fleurie d'une herbe des champs
Dans le partage du trésor universel

Attentive to this call of life
The dikes of reason are silenced
And this captive elsewhere of the sun's gold
Calls us to keep the order
In the strict observance of the desceding eye
In the opalescent white of the conjunctiva
All around the iris
On the corolla flowered of a field grass
In the sharing of the universal treasure

Pierre

Photo : Pierre Castonguay

mercredi 22 juillet 2009

Cano : Au Nord de Notre Vie (In the North of our lives)



Paroles :
Au nord de notre vie
Ici où la distance
Use les coeurs pleins
De la tendresse minerale
De la Terre de pierre de forêts et de froid

Nous têtus souterrains et solitaires
Lâchons nos cris rauques et rocheux
Aux quatre vents de l'avenir possible

Au nord, au nord de notre vie
Nous vivront

Au nord, au nord de notre vie
Nous vivront

Au nord, au nord de notre vie
Nous vivront

Au nord, au nord de notre vie
Nous vivront

Remarque : Cano est un groupe de musiciens nord-ontariens francophones (le bel accent) que j'aimais beaucoup au temps de mon adolescence quand j'étais disquaire à CBCD, la radio étudiante du Cégep Bois-de-Boulogne.

Poèmes de Saint-Denys Garneau


SAULES

La tête penchée
Le vent peigne leurs chevelures longues
Les saules au bord de l'onde
Les agite au-dessus de l'eau
Pendant qu'ils songent
Et se plaisent indéfiniment
Aux jeux du soleil dans leur feuillage froid
Ou quand la nuit emmêle ses ruissellements

* * *


LES ORMES

Dans les champs
Calmes parasols
Sveltes, dans une tranquille élégance
Les ormes sont seuls ou par petites familles.
Les ormes calmes font de l'ombre
Pour les vaches et les chevaux
Qui les entourent à midi.
Ils ne parlent pas
Je ne les ai pas entendus chanter.
Ils sont simples
Ils font de l'ombre légère
Bonnement
Pour les bêtes.

* * *

LES GRANDS SAULES

Les grands saules chantent
Mêlés au ciel
Et leurs feuillages sont des eaux vives
Dans le ciel
Le vent
Tourne leurs feuilles
D'argent
Dans la lumière
Et c'est rutilant
Et mobile
Et cela flue
Comme des ondes.
On dirait que les saules coulent
Dans le vent
Et c'est le vent
Qui coule en eux.
C'est des remous dans le ciel bleu
Autour des branches et des troncs
La brise chavire les feuilles
Et la lumière saute autour
Une féerie
Avec mille reflets
Comme des trilles d'oiseaux-mouches
Comme elle danse sur les ruisseaux
Mobile
Avec tous ses diamants et tous ses sourires.

Trail of Tears: Cherokee Legacy Native American Indian

"Trail Of Tears" www.richheape.com - Rich-Heape Films, Inc. Nearly a quarter of the Cherokee Nation froze or starved to death on the trail to Oklahoma Indian Territory. This video explores America's darkest period: President Andrew Jackson's Indian Removal Act of 1830 and the forced removal of the Cherokee Nation to Oklahoma in 1838. Nearly a quarter of the Cherokee National died during the Trail of Tears, arriving in Indian Territory with few elders and even fewer children. Presented by Wes Studi and narrated by James Earl Jones, "Trail of Tears Cherokee Legacy" has already captured an impressive array of awards including a Nammy for best long video. Known worldwide as "The Nammys" - Nama (Native American Music Awards) is an ultimate celebration of music & video honoring the outstanding achievements of today's leading Native American artists.

Voici La Cime Des Arbres La Nuit Tombante Dans La Presqu'île - Here Are The Trees Tops At Nightfall In The Peninsula







Prière Au Soleil Des Amérindiens Des Grandes Plaines

Arbres de Marc-Aurèle Fortin


Arbres d'Emily Carr

Ces Arbres Sont Sacrés Pour Moi






Ils font figure de grands arbres planétaires. De symboles vivants de la prépondérance de la vie dans la biosphère.
Comme toutes ces photos de nuits sont floues, elles ajoutent au mystère feutré de la verdure de ces arbres. La matière devient mouvante et cela flue comme des ondes vertes dans le bleu assombri du ciel de la tombée de la nuit. Ces arbres me font penser à ceux du peintre Marc Aurèle Fortin et leur masse verte me rappelle la grande mouvance végétale des arbres d'Emily Carr, des arbres qui expriment la présence du grand esprit de la forêt.

Voici Les Arbres Du Côté Nord De La Petite Baie :




Puis la nuit tombante, ces arbres deviennet des créatures fantastiques :

Poème de Saint-Denys Garneau :

Je ne suis pas bien du tout assis sur cette chaise
Et mon pire malaise est un fauteuil où l'on reste
Immanquablement je m'endors et j'y meurs.
Mais laissez-moi traverser le torrent sur les roches
Par bonds quitter cette chose pour celle-là
Je trouve l'équilibre impondérable entre les deux
C'est là sans appui que je me repose.

Balade Féérique à la Tombée du Jour

Ce soir du 22 juillet. Je suis allé prendre des photos à la presqu'île. J'ai vu un des deux rats musqués de la petite baie mais je n'ai pas pu bien le photographier à la nuit tombante bien qu'il avait atteint l'autre rive de la baie.
Voici la maison des rats musqués : Elle se situe sur une toute petite île au centre de la petite baie.
Voici ma photo ratée du rat musqué sur l'autre rive :

lundi 20 juillet 2009

Follow the Heron


Here is my favorite Heron folk song with a toutch of celtic ambiance. The song is written by Karine Polwart, played by the David Munnelly Band and sang by Shauna Mullin. The quality of the acoustics here, is not idealistic but the freshness of the music is still preserved.

My Favorite Heron Music Is Heron’s Fligh By Edward Weisst At The Piano. .